Clemenceau

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2018, Année Clemenceau

© Mission du Centenaire

Lors de sa visite du musée Clemenceau avenue Franklin à Paris, le 11 novembre 2017, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé vouloir faire de 2018 une année dédiée à la mémoire de Georges Clemenceau, cent ans après l'arrivée au pouvoir du futur "Père la Victoire".

Lorsque Georges Clemenceau est nommé président du Conseil et ministre de la Guerre par le président Poincaré en novembre 1917, la France est épuisée, abimée, découragée. Elle est prête à abandonner. Pourtant, après plus de trois années d’un conflit qui est déjà devenu l’un des plus meurtriers de l’histoire et qui s’est littéralement embourbé dans les tranchées, après les mutineries de soldats français au printemps 1917, et avant même le déploiement des troupes américaines sur les champs de
bataille, Clemenceau parvient à conjurer la tentation du renoncement.


Loin de l’image d’un belliciste forcené que certains lui prêtent encore aujourd’hui, Clemenceau était habité par une trop haute idée de la France pour tolérer qu’elle se résigne. Mais ce n’était pas la guerre qu’il voulait, c’était la victoire, c’est-à-dire la liberté et l’honneur. Et ce n’était pas un nationalisme étriqué qui l’exaltait, mais la conviction que la France était un peu plus encore qu’une patrie : un idéal. En voyant ce vieil homme obstiné et bougon houspiller les officiers, tonner à la Chambre et rendre visite à ses chers Poilus au front, le peuple français a repris espoir. Dans ce bloc de confiance dans lequel s’étaient fondues en un alliage unique l’autorité et l’empathie, l’intransigeance et la bienveillance, les Français ont puisé un nouvel élan. Et celui qu’on appelait jusque-là « le Tigre » devint bientôt le « Père la Victoire ». À 76 ans, il avait relevé la France à la force d’une foi inébranlable dans sa grandeur et ses valeurs.


Rendre hommage à Clemenceau à l’occasion de la dernière année du centenaire de la Première Guerre mondiale, c’est rappeler, par-delà les clichés et les zones d’ombre du personnage, la puissance de son engagement total pour son pays. C’est aussi redécouvrir des lieux qui ont compté dans la vie de Clemenceau : de sa maison natale en Vendée, qui s’apprête à devenir le musée national Clemenceau-De Lattre, à son appartement de la rue Benjamin-Franklin dans le 8e arrondissement de Paris, nombreux sont les endroits qui portent, aujourd’hui encore, l’empreinte de ce héros français.

Cette année Clemenceau, ce sont aussi des événements organisés par les collectivités, les musées, les écoles, par les partenaires publics et privés qui se sont emparés des figures de Clemenceau, chef de guerre, ardent républicain, idéaliste invétéré et orateur incomparable. Je salue tous ces partenaires qui feront vivre l’année Clemenceau dans les salles de classes et dans les villages, à la télévision et sur Internet. Il était important que la France se souvienne, cent ans après la fin de la Première Guerre
mondiale, de cet homme qui aimait et servait la France avec tant de ferveur qu’il a su, quand elle était au bord du désespoir, la sauver du renoncement.

Emmanuel Macron
Président de la République


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